Un salon professionnel. Un stand vide, quelques brochures sur une table. Face à lui, un concurrent dont le kakemono suspendu capte tous les regards dès l’entrée. La scène se répète chaque semaine dans des centaines d’événements à travers la France. Le kakemono s’est imposé comme l’un des supports publicitaires les plus utilisés depuis le début des années 2000, au point que l’impression de masse en a fait un outil accessible à presque tous les budgets.
Table des matières
ToggleChoisir le bon format avant de lancer l’impression
Le format standard, une convention qui a ses raisons
Le format d’impression le plus courant pour un kakemono est le 85 x 200 cm. Cette dimension s’est établie progressivement comme une norme de fait dans le secteur de la PLV, parce qu’elle correspond à la hauteur de regard debout et reste visible à plusieurs mètres. Les structures de roll-up vendues en grande quantité sont presque toutes calibrées sur ce gabarit.
Cela ne signifie pas que d’autres dimensions sont impossibles. Des formats plus étroits (60 cm de large) conviennent aux espaces confinés, tandis que des kakemonos plus larges (100 cm ou plus) s’utilisent dans des halls d’exposition ou des vitrines de commerce. Le format conditionne directement le coût d’impression et le type de structure à commander.
Le cas du mini kakemono
Un mini kakemono, généralement autour de 60 x 160 cm, répond à des besoins spécifiques : comptoir de réception, espace de caisse, stand de petite surface. Son visuel doit être conçu différemment, avec des textes plus courts et des éléments graphiques resserrés. L’erreur classique consiste à redimensionner un visuel prévu pour un grand format sans adapter la composition.
Préparer les fichiers pour une impression de qualité

Les exigences techniques à respecter
Les imprimeurs spécialisés dans les kakemonos demandent des fichiers en haute résolution, généralement 150 dpi minimum à taille réelle, en mode CMJN. Un fichier RVB livré tel quel produit souvent des couleurs décalées à l’impression, notamment sur les rouges et les oranges. La plupart des plateformes d’impression fournissent un gabarit (template) à télécharger, qui intègre les marges de sécurité et les zones de coupe.
Les formats de fichiers acceptés varient selon les prestataires, mais le PDF haute définition reste le standard le plus universel. Certains acceptent aussi les fichiers AI ou EPS pour les visuels vectoriels, ce qui garantit une netteté parfaite sur les grandes surfaces.
Ce que le fichier doit contenir
Un visuel bien préparé pour un kakemono personnalisé inclut le logo en version vectorielle, des zones de texte lisibles à deux mètres de distance, et un fond qui déborde légèrement au-delà du format (le fond perdu, généralement 5 mm). Les textes proches des bords sont une erreur fréquente : ils risquent d’être coupés lors de la mise en place dans la structure.
Sélectionner le matériau adapté à l’usage
La bâche PVC, le choix dominant
La grande majorité des kakemonos imprimés en France sont produits sur bâche PVC de 440 g/m² environ. Ce matériau résiste bien aux manipulations répétées, supporte les transports en roll-up sans se déformer, et offre un rendu visuel homogène sur des impressions en aplats de couleur comme sur des photographies. Son coût de production est contenu, ce qui explique sa domination sur le marché.
La bâche PVC présente cependant un inconvénient pour les entreprises soucieuses de leur bilan environnemental : elle n’est pas biodégradable et son recyclage reste complexe.
Le tissu polyester, une alternative montante
Depuis une dizaine d’années, le tissu polyester s’est imposé comme une alternative sérieuse. Plus léger, pliable sans marque, il convient particulièrement aux kakemonos suspendus fixés au plafond ou au mur, là où la rigidité d’une bâche PVC n’est pas nécessaire. Son rendu est plus mat, ce qui réduit les reflets sous éclairage artificiel fort, un avantage réel dans les salons professionnels très éclairés.
Certains prestataires proposent désormais des supports en matières recyclées pour répondre aux appels d’offres qui intègrent des critères environnementaux.
Choisir entre kakemono roll-up et kakemono suspendu

Le roll-up, la structure la plus répandue
Le roll-up est la structure la plus connue : le visuel s’enroule dans un socle au sol, une barre télescopique le maintient tendu en hauteur. Son montage prend moins d’une minute. Il se transporte dans un sac de protection fourni avec la commande. C’est le support privilégié pour les salons, les conférences, les points de vente temporaires.
Sa limite est mécanique : le mécanisme d’enroulement peut s’user si le kakemono est monté et démonté plusieurs fois par semaine pendant des mois. Les modèles d’entrée de gamme ont une durée de vie plus courte que les structures aluminium renforcées proposées par les fabricants spécialisés.
Le kakemono suspendu, une autre logique
Le kakemono suspendu n’a pas de socle au sol. Il est fixé au plafond ou accroché à un rail, ce qui libère l’espace au sol et donne une impression de légèreté visuelle. Composé de deux barres en aluminium dans lesquelles le visuel est inséré, ce type de support permet de changer le visuel sans remplacer la structure, ce qui représente une économie réelle sur le long terme.
Si vous souhaitez faire imprimer un kakemono de ce type, le prestataire doit être informé dès la commande : les dimensions et les finitions (oeillets, poches cousues) diffèrent selon que le visuel est destiné à un roll-up ou à une suspension.
Comprendre les délais et les options de livraison rapide
Le délai standard dans le secteur
Un kakemono personnalisé commandé avec un fichier validé est généralement livré en 3 à 5 jours ouvrés. Ce délai inclut la vérification du fichier, l’impression, la finition et l’expédition. Les prestataires qui travaillent avec des imprimeries intégrées tendent à tenir ces délais plus régulièrement que ceux qui sous-traitent la production.
Le délai peut s’allonger si le fichier fourni nécessite des corrections techniques. Un fichier mal préparé (mauvaise résolution, mode colorimétrique incorrect, dimensions non conformes) génère un aller-retour avec le client qui décale la production d’une à deux journées supplémentaires.
Les options express pour les commandes urgentes
Une livraison express en 24 à 48 heures est proposée par plusieurs imprimeurs spécialisés, moyennant un surcoût. Cette option suppose que le fichier soit fourni validé dès la commande, sans aucune correction nécessaire. Elle est utile pour les événements dont la date est fixe et non négociable, comme un salon ou une inauguration.
La qualité d’impression express est identique à celle d’une commande standard chez les prestataires sérieux : l’accélération porte sur la priorité de traitement en production, pas sur les paramètres techniques d’impression.
Estimer le coût d’un kakemono personnalisé
Les fourchettes de prix selon la quantité
Un kakemono roll-up standard (85 x 200 cm, bâche PVC, structure aluminium incluse) se commande à partir de 25 à 40 euros l’unité pour des quantités importantes, et entre 60 et 100 euros pour une commande unitaire chez les imprimeurs en ligne. Ces prix incluent généralement la structure et le sac de transport.
Le prix au visuel seul (sans structure) est nettement plus bas, ce qui intéresse les clients qui possèdent déjà des structures et souhaitent simplement renouveler leurs kakemonos publicitaires pour une nouvelle campagne de communication.
Les postes qui font varier le prix
Plusieurs facteurs font monter la facture : le choix d’une bâche premium ou d’un tissu polyester, une finition avec ourlets cousus, une livraison express, ou un format hors-standard qui nécessite un calage machine spécifique. La quantité reste le levier le plus efficace pour réduire le coût unitaire, même sur de petites séries de cinq à dix exemplaires.
La vraie question, pour les équipes marketing qui renouvellent leurs supports plusieurs fois par an, c’est de savoir si la mutualisation des commandes sur un seul prestataire offre plus de souplesse que la mise en concurrence systématique à chaque campagne.
Publié par : La rédaction — Rédacteur spécialisé en consommation et vie pratique (entreprise)
Relu, corrigé et validé par : La rédaction — Rédacteur en chef
Mis à jour le 10 octobre 2026
